Femmes de la traite des fourrures

1/22/20262 min lire

À propos du spectacle

«Dix huit cents quelque chose et quelque chose, dans une pièce, à l'intérieur d'un Fort, sur les rives d'une Rivière Rouge rouge.(…)

Nous sommes quelque part. (…)

Il y a trois chaises berçantes ici, et pas grand-chose d'autre à part les murs, qui sont recouverts de portraits d'hommes – des hommes célèbres, des hommes infâmes, des inconnus, d'autres connus, tous les types d'hommes, tout partout, comme dans la vraie vie!(…)

Trois femmes entrent.

Elles portent toutes des manteaux de fourrures et chacune tient une chandelle.

Les yeux des hommes sur les murs fixent les femmes : bougeant, clignant, léchant leurs lèvres, levant les sourcils, souriant avec condescendance, clin d'oeils, prédation, les suivant du regard dans la pièce, objectivant, minimisant et diminuant.

Les femmes tentent de s'échapper mais il n'y a nulle part où aller. Alors, elles s'assoient dans leurs chaises berçantes et commencent leurs vies ».

C’est avec ces mots que Frances Koncan met la table pour une pièce qui explore la place qu’occupent les femmes dans l’histoire Canadienne. Alors qu’on pourrait penser qu’on assistera à une pièce historique, il n’en est rien. Dès la première scène, on sait tout de suite que ces femmes existent hors du temps. Prisonnières d’une pièce non-définie, aux fenêtres et aux portes inaccessibles dû à la surabondance de portraits « de tous les types d’hommes » qui les couvrent toutes.

Un huis clos où nos protagonistes dénoncent l’invisibilisation des femmes autochtones et des femmes en général en pigeant allègrement autant dans l’histoire de la fin du 19eme siècle que dans la pop-culture contemporaine (De Truman Capote à Virginia Wolfe en passant par Drake et par America’s next top model). La pièce utilise le bris de ton, de style et les anachronismes sans aucune retenue pour offrir au public une œuvre déjantée à l’humour mordant.

Fiche technique

  • Titre : Femmes de la traite des fourrures

  • Durée : 1h30

  • Langues : Français, créole haïtien et innu-aimun

  • Public cible : Tout public (12 ans et +)

  • Texte: Natasha Kanapé Fontaine et Samuel Suffren

  • Mise en scène: Natasha Kanapé Fontaine et Samuel Suffren

  • Interprètes: Catherine Boivin, Penande Estime, Staloff Tropfort et Xavier Watso

  • Équipe de création: Xavier Huard, David Charlier, Tristan-Olivier Breiding, Simon Riverin, Timon Vandroux, Joelle Gagnon, Mélisande Goux

Découvrez ce que les médias disent :

MÉDIA
MÉDIA
MÉDIA

Femmes de la traite des fourrures

Capsule promo

Menuentakan, 2024

© Shanie Roy

Merci à nos partenaires :